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Speechscape 31° 47’ N / 35° 13’ E | Empreinte laissée par le son sur la matière | Le 100/DRAW Art Talents Experiences | Yoann Ximenes©

Pour ce 31ème numéro, CULTURAMA continue ses investigations hors des sentiers battus, explorant la relation entre le corps, le regard, l'esprit et la musique.
 


Pour plus d'informations sur un article, cliquez sur les images qui l'accompagnent
DROÏDE MUSICAL
YOUR INTERACTIVE MUSIC #FR
JEAN-MARIE LAVALLÉE
[YIM] en action | Jean-Marie Lavallée©

Eric de MA’A* : Vous avez-conçu [YIM] YOUR INTERACTIVE MUSIC, une intelligence artificielle qui permet au public d'agir sur la composition d'une œuvre sonore. Quelles ont été les étapes de sa réalisation ?

Jean-Marie Lavallée : L’idée de partager la composition musicale avec le public m’est venue pour la première fois en 1985 lors de l’exposition Les Immatériaux du Centre Georges Pompidou. C’était l’installation de Rolf Gehlhaar à qui je rends hommage aujourd'hui : il a crée une pièce remplie de cellules photo-électriques déclenchant des phrases musicales synthétiques. Malheureusement, le dispositif ne fonctionnait pas, je n'ai donc jamais pu entendre le résultat. 

C’est sans doute cette frustration qui est à l’origine de mon envie d’inviter l’auditeur à influencer ma composition par ses mouvements. Il m'a fallu quelque milliers d’heures de travail, partagées entre la découverte de langages informatiques, les essais ergonomiques et la fabrication de plusieurs prototypes pour arriver au stade actuel. Compositeur de musique de films documentaires depuis plus de 30 ans, sans m'en rendre compte, j’ai fait l’inventaire des ressources sonores qui pouvaient être traduites en informatique. En 2014, avec l'émergence du « do it yourself » sur Internet et l'accessibilité des composants robotiques, j'ai pris la décision d'explorer cette voie.

Jeu avec [YIM] | Fondation la Ruche-Seydoux | Jean-Marie Lavallée©

Eric : Quels étaient les objectifs de la dernière version de [YIM] ?

JML : J’ai travaillé avec Cyril Blanchard qui est prototypiste. Dans le cahier des charges, il y avait plusieurs obligations d'ordre technique et esthétique. [YIM] devait notamment répondre à des contraintes d'ergonomie, d'interaction, de mobilité et de légèreté. L'objet devait également être « industrialisable » et bénéficier d'un capital sympathie. Le choix d'une forme qui évoque un visage, qu'il soit humain, alien ou animal, permet d'établir un lien affectif avec le public. La matière translucide rend visible la synchronisation des lumières avec les notes.

Eric : Quels sont vos meilleurs souvenirs des expériences avec [YIM] ?

JML : Je me souviens qu’avec la première version de [YIM], afin de tester la fiabilité, je le laissais allumé toute la journée et je l’oubliais. J’étais toujours surpris de la petite phrase musicale mélodique à chaque fois différente lorsque je passais près de la sculpture. C'était un vrai étonnement d’écouter le fruit d’algorithmes musicaux que j’avais créés.

Je n'imaginais pas être dépassé par le potentiel de la créature [YIM]. Parmi les meilleurs souvenirs, il y a aussi l'interaction avec les danseuses : Katia Petrowick à la Galerie Fernand Léger à Ivry-sur-Seine, Lisa Dali lors du festival Morocco Solar, Dana Mussa lors d’une exposition à la Fondation la Ruche-Seydoux. Le procédé de musique interactive permet une fusion incroyable entre la chorégraphie improvisée et la musique qu’elle génère. C'est un dialogue entre la musique, l'intelligence artificielle et le corps en mouvement. Les moments les plus inattendus furent sûrement les rencontres avec les personnes handicapées. J’ai, par exemple, apporté un moyen d’expression artistique à une femme atteinte de la maladie de Charcot, prisonnière de son corps, ayant la seule faculté de bouger un doigt. Créer ces petits moments de bonheur en apportant un partage artistique m'a sans doute le plus surpris car je n'avais pas imaginé cette fonction au départ.

+d'infos : Site officiel | Courriel

MON AGEND'ART*
Art & Résonance

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Toute matière est la musique | Onyx Ashanti©
SCI-FI JAZZ
PROLONGER LE CORPS #USA
ONYX ASHANTI

Onyx Ashanti propose un processus de reprogrammation corporelle par un logiciel de composition sonore intitulé Sonocybernetic. Il explore l'interprétation musicale de l'information grâce à une greffe sonomorphique et un langage de traitement de signaux numériques. La superposition de ces paramètres aboutit à une forme d'expression de la pensée capable de représenter les résonances du corps ; un monde imaginaire où les pensées sont converties en données musicales, appelées Metabit. Ces données informatiques et sonores révèlent, selon l'artiste, notre Nature Humaine éthérée.

HOMMAGE À LA BARONNE
ELSA SUR LA LUNE #BE
MATHIEU ZURSTRASSEN
Elsa sur la Lune | Centre Wallonie-Bruxelles Paris | Mathieu Zurstrassen©
Elsa sur la Lune | Bruxelles | Mathieu Zurstrassen©

Elsa sur la Lune est une sculpture robotique sonore qui rend hommage à Elsa von Freytag-Loringhoven, baronne excentrique, contemporaine de Marcel Duchamp qui s'attribue de manière ambiguë la création Fontaine : œuvre iconoclaste de 1917. À moins que ce soit la création originale de Louise Norton ? Ces dernières années, l’œuvre Fontaine, déjà chargée d'une réputation sulfureuse, pose également la question de l'exclusivité de la création. Mathieu Zurstrassen considère l'Histoire comme un ensemble d'éléments en mouvement, changeant en fonction de la perspective. Elsa sur la Lune, à la manière d'un pendule, s'anime toutes les heures comme une incursion dans un paysage connu et contrôlé.

+d'infos : Site officiel | Facebook
Fragments #43-44 | Dispositif interactif | Gauthier Keyaerts©
FRAGMENTS #43-44
FLUX INVISIBLES #BE

GAUTHIER KEYAERTS

Imaginez un spectacle futuriste et innovant où corps et machine se confondent en une seule entité. Le réel et le virtuel interagissent pour donner naissance à des formes visuelles et à des émotions brutes. La performance hypnotique Fragments #43-44 mêle l'improvisation musicale avec des paysages sonores et visuels générés par un nouveau langage corporel : des gestes prédéfinis sont utilisés pour déclencher et transformer le son en images. Ces interactions influencent les projections visuelles, qui à leur tour génèrent la musique. Fragments #43-44 est une expérience sensorielle étonnante et immersive qui reste accessible à tous.

+d'infos : Site officiel
L'OBJET ET LE SUJET
TRAJECTOIRES DU REGARD #FR
ADRIEN BLONDEL

L'Objet et le Sujet est une réflexion sur notre relation au regard de l'Autre. Pour ce projet, le photographe-cinéaste Adrien Blondel a soumis un ensemble d'images à un test oculométrique qui calcule et révèle le mouvement du regard. C'est une étude des fictions que nous construisons autour d'un objet inconnu et étranger. La technologie de suivi du regard crée une trajectoire qui délimite la vision de l'Autre et qui nous rappelle les limites dans notre relation à l'Autre. « J'interprète les données comme des traces physiques d'événements immatériels », explique l'artiste. « À travers le détournement de l'imagerie scientifique au profit d'une pratique artistique, j'interroge notre relation avec les données et la technologie, je questionne la confiance que nous accordons à la science et à la capacité des données à créer une image du réel. Mon travail porte en particulier sur les données du vivant, sur les informations obtenues grâce aux technologies nous permettant d'accéder à l'invisible, à l'immatériel, et dont la représentation peut aider à une compréhension intuitive de l'homme et de son environnement. »

ATRIUM CARCERI
L'INFINI DES TÉNÈBRES #SE
SIMON HEATH

Miles to Midnight | Collaboration musicale entre Atrium Carceri, Cities Last Broadcast & God Body Disconnect©

Eric de MA’A* : Musicien d'origine suédoise, vous ne créez pas simplement une musique, vous construisez un lieu, une atmosphère, des histoires. Comment abordez-vous les visuels qui accompagnent vos albums?

Simon Heath : D'habitude, j’élabore les couvertures au fur et à mesure que je compose la musique. L'image fait corps avec la musique, et inversement dans un processus de va-et-vient.

Eric : Je me souviens à quel point j’ai été surpris d’entendre du russe dans Faces of War. Je pense que l'extrait provient d'une dépêche radio de l'armée soviétique en Afghanistan. Comment sélectionnez-vous les échantillons musicaux ?

Simon : En ce moment, j'enregistre les sons moi-même. Mais celui-ci en particulier vient de l'un de mes amis russes du grou
pe Koan qui m'a guidé à travers des archives russes.
Station de métro Radhuset à Stockholm & Pochette de l'album Metropolis par Atrium Carceri©

Eric : Préférez-vous enregistrer en extérieur, sur place, ou simuler des sons en studio?

Simon : J'utilise principalement des enregistrements à l'extérieur ou dans des endroits spécifiques. Par exemple, pour mon troisième album,
Kapnobatai, j'ai utilisé des captations de tunnels abandonnés du métro de Stockholm. Mais certains des sons sont produits en studio ou dans mon garage où je simule des bruits fragmentés. Ceci dit, j'ai découvert des lieux
étranges intéressants qui n'offraient aucun son. J'ai également trouvé des endroits qui ne dégageaient aucun charme mais qui offraient des sons incroyables à capturer. En tout cas, tout revient à vendre une illusion.

Eric : Vous avez fréquenté beaucoup d'endroits abandonnés. Comment décririez-vous leurs atmosphères ?

Simon : Je pense que les lieux abandonnés nous fascinent car ils nous rappellent la persistance des traces de ce qui existait avant.
Simon Heath© & Visuel représentant son label Cryo Chamber

Eric : La plupart des projets dans la musique ambiante sont basés en Suède : vous, Beyond Sensory Experience et bien d’autres. Pourquoi d'après vous ?

Simon : Je pense que cela est dû aux longs hivers, au manque de soleil et à la sensation d'isolement. Nous avons tendance à nous échapper dans l'imaginaire. L’évasion par l'esprit est intense, elle est omniprésente dans les pays nordiques et se retrouve dans la culture cinématographique, littéraire, musicale ou dans les jeux vidéo.

Eric : Hormis les tunnels abandonnés de Stockholm, quelle expérience vous a marqué par un sentiment d'évasion extrême ?

Simon : La notion d'extrême est relative pour moi : se lever à 4 heures du matin pour capturer des sons d'oiseaux dans la matinée glacée des forêts obscures de Suède est une expérience unique. Quelle folie d'être dehors à cette heure-ci au milieu de nulle part !

+d'infos : Site officiel | Courriel

 « La musique, c'est du bruit qui pense. » Victor Hugo

Festival ÉCOUTER VOIR | PUCE MUSE©
15ème festival de musique visuelle de Lanzarote©
Cymatique | Eau, lumière, vibration | Ben Browne©
4'33 de John Cage | John Cage & William Marx©
Les Féeries Nocturnes #6 | Fées d’hiver©
Videobar #69 | Videoformes©
Marble Machine | Instrument de musique construite à partir de 2000 billes | Wintergatan©
Expérience cymatique | Présentation haute couture | Iris Van Herpen & Kazuya Nagaya©
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